Les difficultés à lire, écrire, comprendre un message simple de la vie quotidienne peuvent freiner l’accès à l’emploi, à la professionnalisation, à la qualification. Elles peuvent aussi être un obstacle à la mobilité, au maintien dans l’emploi des salariés, des agents des collectivités territoriales mais aussi à la mise en œuvre des adaptations choisies ou subies par leur employeur : introduction de nouvelles normes de qualité et de sécurité, changement de méthodes de travail, nécessité de transmettre les savoir-faire du fait des départs en retraite …
Inscrire la formation de base dans les logiques de développement des compétences dans les branches professionnelles et les entreprises, accompagner ces dernières et les salariés vers la réussite, construire une réponse de formation sur mesure, tels sont les enjeux pour tous ceux qui interviennent dans le champ de la formation professionnelle tout au long de la vie.
Les formations de base dans le cadre de la politique de lutte contre l’illettrisme permettent d’améliorer la performance économique des entreprises et facilitent l’évolution professionnelle et personnelle des salariés. Plus à l’aise au travail, ils le sont aussi dans la vie. Ces formations permettent aussi d’anticiper les changements et de prévenir les ruptures professionnelles. Elles confortent les plus fragiles, préviennent les risques d’exclusion.
Le constat dressé conjointement par l’INSEE et l’ANLCI (enquête Information et vie quotidienne 2006) confirme que sur les 3.100.000 personnes concernées par l’illettrisme, 57% d’entre elles sont dans l’emploi. Plus de la moitié d’entre elles a plus de 45 ans.
Face à ce défi commun, les partenaires sociaux, les organismes paritaires collecteurs agréés, l’Etat, les collectivités territoriales et les entreprises élaborent des solutions et s’efforcent de répondre de manière concrète aux questions suivantes : Comment sécuriser l’entrée dans l’emploi des jeunes sans qualification ou qui ont du mal à lire et à écrire ? Comment anticiper les mutations au niveau des entreprises et des territoires et préparer, en les formant, les salariés qui ont des difficultés avec les savoirs de base ? Comment coordonner les interventions afin de proposer aux personnes un parcours cohérent et continu ? Comment construire des réponses de formation adaptées ? Comment nouer un dialogue social qui facilite la mise en place de solutions concrètes pour les salariés qui ont des difficultés avec les savoirs de base ?
Les travaux réalisés dans le cadre du Forum permanent des pratiques en régions permettent d’apporter des réponses concrètes à toutes ces questions. Depuis 2004, à l’initiative de l’ANLCI, plus de 3000 acteurs de la formation professionnelle, de l’entreprise et de l’insertion ont travaillé ensemble et partagé les pratiques réussies d’accompagnement et de formation d’adultes dans leur vie professionnelle.
En résumé
Nous sommes tous amenés, dans notre travail, à mettre en œuvre des savoirs de base. Maîtriser les savoirs de base c’est d’abord mobiliser efficacement les supports d’information utilisés dans l’entreprise (notes d’information, messages divers, consignes, bons de commande etc…).
En d’autres termes lire et écrire de façon à être compris, s’exprimer, parler. Bref, comprendre et se faire comprendre.
Maîtriser les savoirs de base c’est aussi participer pleinement à la circulation de l’information, c’est-à-dire :
Autour du noyau dur des compétences linguistiques (lire, écrire, s’exprimer), il existe donc d’autres compétences essentielles, le tout constitue les compétences de base.
Connaître les guides de l'ANLCI sur cette thématique